"L'objectif je l'ai dit, c'est le plein emploi dans moins de dix ans. Alors on me regarde, et on me dit: attends, on ne peut pas faire cela. Moi je dis que nous pouvons le faire", a-t-il déclaré lors d'une réunion publique devant 300 militants.
"Le plein emploi, ce n'est pas réduire à zéro le chômage, c'est: tous ceux qui veulent trouver un emploi peuvent trouver un emploi", a précisé le député du Val-d'Oise.
"Ce qui manque c'est la confiance (...) On peut retrouver cette confiance, et si on peut retrouver cette confiance on peut marcher vers cet objectif de plein emploi", a poursuivi M. Strauss-Kahn, en ajoutant que cela passait par "l'équilibre des comptes sur la retraite, l'équilibre des comptes sur la Sécurité sociale".
"Ma priorité elle est claire, c'est l'économie pour servir le social. Mon objectif c'est le plein emploi. Ma ligne politique, c'est celle que j'ai dite, c'est la social-démocratie", a-t-il affirmé.
"Si on veut ramener à la démocratie les Français, il faut faire des propositions d'instances nouvelles bien sûr, ce que l'on appelle la démocratie participative, mais il faut surtout traiter les problèmes de fond des Français, ces problèmes sociaux, ces problèmes du chômage et de la précarité", a insisté M. Strauss-Kahn, évoquant la proposition de "jurys populaires" de son adversaire au sein du PS Ségolène Royal.
Critiquant "ceux qui ne voulaient pas de débat" pour le choix du candidat du PS, M. Strauss-Kahn a estimé que "ce serait bien la première fois dans l'histoire du socialisme que la droite arriverait à nous imposer son candidat".



