Strauss-Kahn accuse Sarkozy de "lâcheté" et "fausseté"

Strauss-Kahn accuse Sarkozy de "lâcheté" et "fausseté"
Dominique Strauss-Kahn accuse Nicolas Sarkozy de faire preuve d'une certaine forme de "lâcheté" et de "fausseté" après le discours sur la mondialisation tenu la veille à Saint-Etienne par le président de l'UMP.

"Il joue l'imprécateur, il dénonce. Le problème, c'est que cela fait quatre ans qu'il est au pouvoir", a affirmé l'ancien ministre socialiste lors d'un point presse en marge d'une rencontre avec les militants PS de Berre l'Etang, dans les Bouches-du-Rhône.

"S'il croit que ses propositions sont bonnes, il n'a pas le droit de faire attendre la France pendant des mois et des mois pour les mettre en oeuvre. C'est une forme de lâcheté et de fausseté", a ajouté le candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007.

Le député PS du Val d'Oise, qui a qualifié le ministre de l'Intérieur "d'homme politique le plus puissant de France", a montré davantage de mansuétude pour le Premier ministre Dominique de Villepin.

"Il a la pudeur de croire ce qu'il fait même si cela ne marche pas. Nicolas Sarkozy ne fait que de longs discours", a encore dit Dominique Strauss-Kahn.

"Qu'il fasse ce qu'il dit ou qu'il cesse de prétendre qu'il a quelque chose à dire", a-t-il conclu.

# Posté le samedi 11 novembre 2006 07:26

Débat à Toulouse entre Fabius, Royal et Strauss-Kahn: à chacun son socialisme

Débat à Toulouse entre Fabius, Royal et Strauss-Kahn: à chacun son socialisme
Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn ont exposé des conceptions différentes du socialisme, au cours d'un débat sans dérapage, devant plus de 4.000 militants PS jeudi à Toulouse.

A une semaine du vote des adhérents pour choisir le candidat du PS pour l'Elysée en 2007, le premier secrétaire François Hollande, venu conclure les débats, a demandé à tous les socialistes de "voter massivement et librement", en se prononçant "en conscience"

"Ce que je veux croire, c'est que le successeur de François Mitterrand était là ce soir", a-t-il conclu sous les vivats alors que, selon les sondages, Mme Royal est actuellement la mieux placée pour battre Nicolas Sarkozy.

Entre les trois prétendants à l'investiture, l'unanimité a été la règle pour célébrer la victoire des Démocrates face au camp républicain de George Bush et stigmatiser, dans le berceau d'Airbus qu'est Toulouse, "la vente de stock-options au prix fort" (Mme Royal) par les ex-dirigeants d'Airbus-EADS.

Soucieux d'attirer les adhérents indécis, qu'on dit nombreux et hésiteraient entre lui et Royal, Dominique Strauss-Kahn s'est gardé de toute critique de sa concurrente.

Il a demandé aux militants de choisir sans se laisser "impressionner par personne, ni par l'extérieur ni par l'intérieur du parti". Il s'agit "de vous forger une opinion tout seul, c'est ce qui fait la force de la démocratie dans notre parti", a-t-il souligné.


En revanche, ce fut un duel entre Laurent Fabius et Ségolène Royal. Achevant sa campagne comme il l'avait commencée, l'ex-Premier ministre, très applaudi, a appelé tout le PS à "mener campagne socialisme et République déployés".

"Si la grande loi du socialisme s'atténue ou se tait (...) vers qui vont se tourner les déclassés, les faibles, les sans-espoir, les sans-droits ? Ils se tourneront du côté du pire, du côté de la droite extrême ou de vers l'extrême droite!", a-t-il lancé, plus tribun que jamais, et autant applaudi que sa rivale au PS.

Faisant allusion aux "jurys citoyens" de Ségolène Royal qui ont fait couler tant d'encre, il a opposé "la démocratie participative" à "la démocratie approximative".

Droite et immobile derrière son pupitre, Ségolène Royal, robe grise, veste blanche, lui a répondu sans faire de concession. "J'assigne à l'action publique une obligation de résultats, c'est le meilleur rempart contre le populisme", a lancé Mme Royal.

Tout en se référant plusieurs fois à François Mitterrand, elle a implicitement renvoyé son contradicteur parmi les hommes du passé, assurant qu'"on n'exerce plus le pouvoir aujourd'hui comme hier".

Il ne s'agit pas non plus de "substituer une technocratie de gauche à une technocratie de droite", a-t-elle ajouté, autre pique à Laurent Fabius.

M. Strauss-Kahn, lui, a réaffirmé son credo-social-démocrate, mettant en garde contre des promesses excessives qui ne pourraient qu'engendrer la désillusion et le retour de la droite au pouvoir
.

"La blessure que je veux réparer, c'est une gauche qui est élue, mais pas seulement une fois pour qu'au bout de cinq ans, les Français nous disent de rentrer chez nous!", a affirmé DSK, tout en défendant "une gauche destinée à changer la vie".

M. Fabius s'est aussi démarqué de Mme Royal sur sa conception de la décentralisation ("La France n'est pas une addition de régions"), le rôle de l'Etat ("l'échelon local ne suffit pas à remettre en cause la mondialisation financière").

Dans le département de la Haute-Garonne dont Lionel Jospin fut l'élu, il a rendu "hommage" à Lionel Jospin. Mme Royal a conclu en citant Mitterrand: "Soyons tranquilles et sûrs de nous!".

"Je crois que les militants socialistes et le Parti socialiste vont sortir grandis de cette transparence de ce débat interne et de ce vote qui, du coup, sera sans contestation. Et c'est, je pense, une grande première politique".

Laurent Fabius s'est félicité de "ces débats utiles, parce qu'ils ont donné une bonne image du PS". Selon l'ex-Premier ministre, "dès lors que les militants sont libres et jugent sur le fond, le jeu est tout à fait ouvert".

En progrès dans les sondages, Dominique Strauss-Kahn, premier à parler devant les militants, s'est déclaré devant la presse "assez confiant" sur la suite: "Je pense qu'il y aura un deuxième tour et un débat entre les deux tours".

Quant à ce que sera le score des différents candidats, "personne n'est capable d'avoir des prévisions réalistes, le jeu est assez ouvert", a-t-il affirmé.

Dans une allusion aux réticences de Mme Royal sur les débats internes, l'ex-ministre de l'Economie a eu cette phrase:
"Si on trouve que c'est trop long, trois débats en cinq semaines, qu'est ce que ça va être la bataille contre Nicolas Sarkozy ?".

# Posté le jeudi 09 novembre 2006 19:40

PS: Un dernier round verrouillé

PS: Un dernier round verrouillé
Les trois candidats à l'investiture socialiste pour la présidentielle se retrouvent jeudi soir à Toulouse pour un troisième et dernier débat devant les militants, après ceux de Clermont-Ferrand et Paris.

Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, qui ont également participé à trois débats télévisés, feront face à 4.000 militants de Midi-Pyrénées, dont un millier suivra les échanges sous un chapiteau devant deux écrans géants.

Après six semaines de campagne interne, la présidente de Poitou-Charentes se place toujours en tête des sondages auprès des "sympathisants" (et non adherents) socialistes, même si son avance s'est réduite.

56% des électeurs proches du PS la choisiraient, contre 43% pour Dominique Strauss-Kahn et 11% pour Laurent Fabius, selon un sondage Ipsos-Le Point.

Le meeting de Toulouse, où les candidats monteront l'un après l'autre à la tribune sans débattre, se déroulera, comme les deux précédents, à huis clos: ni caméras ni matériel d'enregistrement.


Silence dans les rangs! Le public est prié de se tenir, ce soir, devant les militants à Toulouse. Pas question de voir une salle dissipée huer et siffler tel ou telle intervenant(e), comme ce fut le cas à Paris. Déjà, les fédérations du sud-ouest sont réputées plus calmes. "La culture militante n'est pas la même", selon le premier secrétaire de Haute-Garonne Kader Arif. Mais surtout, un cadenassage est prévu cette fois. Cornes de brume et banderoles seront bannies de la salle.
Le PS aurait demandé à ses fédérations locales d'envoyer un nombre de sympathisants équivalent pour chacun des 3 camps. On se souvient qu'à Paris, certains avaient estimé que les supporters de Dominique Strauss-Kahn avaient trusté les tribunes. Les 3 000 militants attendus ce soir ne seront pas répartis par affinités. Ils seront compartimentés par fédération. L'ambiance sera celle d'un congrès du PS, et surtout pas celle d'un PSG-OM.
Enfin, François Hollande surveillera la classe. Pour la première fois, le Premier secrétaire du parti sera dans la salle et va conclure la soirée. Tout est prévu pour éviter les "dérapages". Et pour ménager Ségolène Royal, diront les partisans des 2 autres prétendants. Les fabiusiens ont déjà estimé que 3 000 militants invités, c'est trop peu. Pour éviter la grogne des éventuels "recalés", une salle supplémentaire équipée d'un écran géant est prévue. Comme lors des grands... matches de foot

Les trois candidats n'auront plus, après cette dernière confrontation, que sept jours de campagne interne avant le premier tour du vote des adhérents, le 16 novembre.

# Posté le jeudi 09 novembre 2006 10:42

Nouveaux soutiens à la candidature de Dominique Strauss-Kahn

Nouveaux soutiens à la candidature de Dominique Strauss-Kahn
Nouveaux soutiens à la candidature de Dominique Strauss-Kahn :

- Marylise Lebranchu, ancienne Garde des Sceaux du gouvernement Jospin, députée du Finistère et première vice-présidente de la région Bretagne et Jean-François Fountaine, premier vice-président de la région Poitou-Charentes, soutiennent Dominique Strauss-Kahn :

Le premier vice-président PS de la région Poitou-Charentes ne votera pas Ségolène Royal. Jean-François Fountaine, c'est son nom, qui entretient des relations notoirement difficiles avec sa présidente de région, vient de se prononcer officiellement pour Dominique Strauss-Kahn. Ami personnel de Lionel Jospin, il rejoint ainsi d'autres partisans de l'ancien premier ministre qui ont rallié ces derniers jours le camp "DSK", à l'instar de Paulette Guinchard- Kunstler ou de Marylise Lebranchu. »


- Michel Dasseux, député de la Dordogne, soutient Dominique Strauss-Kahn :

« Présidentielles 2007 : je veux que la gauche gagne.

J'étais engagé pour une candidature Lionel Jospin. Elle n'a pu se concrétiser. Depuis, je me suis abstenu de faire connaître mon choix. A l'issue du 3ème débat télévisé, je n'ai plus aucune hésitation, je voterai DSK.

Ses propos sont clairs, vrais et portent en eux un projet global de société. Je trouve que sur certains points, il ne va peut-être pas toujours aussi loin que je le souhaiterais.

Mais je connais sa capacité d'écoute et son absence de dogmatisme. Son expérience (nationale, européenne et internationale) est un atout majeur pour notre pays en ce début de XXIe siècle. Je me battrai donc dans le camp de sa majorité pour aller aussi loin que possible vers une société plus juste.

J'ai toujours milité avec ceux qui ont besoin de la gauche. Sur le terrain comme dans mes mandats ou fonctions, j'ai besoin d'un candidat solide, fiable, engagé, clair avec les militants, clair avec les gens et qui ne promet que ce sur quoi il sait pouvoir réussir. »


- Pierre Schapira, député européen :

« Après avoir beaucoup réfléchi et regardé les trois débats télévisés, pour moi il n'y a pas photo : seuls Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius ont montré une stature présidentiable. Fabius est pour moi un choix impossible du fait de son choix sur l'Europe et de son comportement vis-à-vis du vote des militants.

J'ai donc choisi de soutenir Dominique Strauss-Kahn, ce qui m'est d'autant plus facile que cela fait trente ans que nous signons des textes ensemble. »


Michel Rocard a estimé samedi sur TF1 que face aux périls internationaux, il fallait pour la France un président "opérationnel" tout de suite et respecté, le seul des trois candidats socialistes dans ce cas étant, à ses yeux, Dominique Strauss-Kahn.

"Je trouve que la campagne est décentrée", a fait valoir l'ancien Premier ministre PS. "Nous parlons entre nous, franco-français", sans nous "apercevoir que le monde entier vit une double ou triple crispation" dont "la plus grave" est le risque de déflagration au Proche-Orient.

Quel qu'il soit, le prochain président "sera assailli le lendemain de son installation de problèmes internationaux majeurs", a fait valoir M. Rocard.

"Il nous faut, dès son élection, un président qui ait les manettes en main et qui ait de l'autorité et du respect". "Je ne doute pas que Mme Royal soit capable de les acquérir, mais il lui faudra un an et demi ou deux", a-t-il observé.

Quant à Laurent Fabius, "je sais qu'il n'a pas ce respect de la communauté internationale".

"Le seul qui a la compétence et dispose de ce respect, c'est Dominique Strauss-Kahn. Pour moi, c'est une sécurité pour la France d'avoir un président opérationnel le lendemain matin", a ajouté M. Rocard.

14/11 : Claude Allègre roule pour DSK !

L'ancien ministre annonce dans Le Parisien de mardi qu'il votera Dominique Strauss-Kahn. En même temps il s'en prend à Ségolène Royal: "elle montre sa réalité (...) son côté pusillanime". Elle pense depuis toujours que les profs devaient travailler plus. Moi, je propose depuis toujours l'inverse".

# Posté le jeudi 09 novembre 2006 10:11

Modifié le mardi 14 novembre 2006 12:01

Pour Strauss-Kahn, Royal n'est "pas la mieux placée" pour battre Sarkozy

Pour Strauss-Kahn, Royal n'est "pas la mieux placée" pour battre Sarkozy
Ségolène Royal "n'est pas la mieux placée" pour gagner "la bataille", qui s'annonce "autrement moins feutrée", contre Nicolas Sarkozy, a estimé mercredi son concurrent pour l'investiture socialiste Dominique Strauss-Kahn.

"La bataille contre Nicolas Sarkozy (...) sera autrement moins feutrée, moins douce que celle que nous avons eue entre les candidats socialistes", a-t-il estimé sur RTL.

M. Strauss-Kahn, qui a confié "prendre goût à cette campagne" interne, a ajouté que "pour battre" le président de l'UMP, "il faut avoir une ligne politique claire".

"Les thèmes que j'ai développés au cours de cette campagne font mouche auprès des militants socialistes qui se rendent bien compte que pour arriver à battre Nicolas Sarkozy, il ne suffit pas de bonnes paroles, il faut avoir une proposition, un chemin pour le pays, un chemin praticable", a-t-il dit.

Le député du Val d'Oise, qui croit en un deuxième tour pour départager Laurent Fabius, Ségolène Royal et lui-même, a assuré ne pas être "déçu" par le mutisme de Lionel Jospin.

"Je ne pense pas qu'il restera secret sur la manière dont il vote", a-t-il dit, tout en expliquant que l'ancien Premier ministre ne voulait pas "donner des consignes de vote".

En revanche, le ralliement de Jack Lang à Ségolène Royal lui a semblé "assez surprenant". "Ce n'est pas le seul ralliement à Ségolène Royal dont le fondement idéologique n'est pas aussi solide qu'on aurait pu le penser", a-t-il commenté, en observant que "les candidats rallient autour d'eux des gens qui, avant tout, veulent gagner".



Présidentielle: les chefs d'entreprises choisissent Dominique Strauss-Kahn devant Ségolène Royal, selon un sondage publié jeudi dans "L'Usine nouvelle".
Dominique Strauss-Kahn arrive largement en tête, avec 31% des préférences des sondés, devant Ségolène Royal (19%). Loin derrière, Laurent Fabius ne récolte que 7%.
DSK apparaît pour les dirigeants d'entreprise comme le candidat socialiste le plus crédible, qu'il s'agisse de soutenir la croissance économique (47% de confiance des sondés) ou l'industrie (44%), réformer la fiscalité (42%) ou réduire l'endettement du pays (42%).
Ce sondage a été réalisé pour "L'Usine Nouvelle" par OpinionWay auprès d'un échantillon représentatif de 402 chefs d'entreprise, constitué selon la méthode des quotas. Les réponses ont été recueillies par téléphone du 25 octobre au 3 novembre.

# Posté le mercredi 08 novembre 2006 09:49

Modifié le jeudi 09 novembre 2006 10:15