Les militants socialistes à l'heure du choix pour la présidentielle

Les militants socialistes à l'heure du choix pour la présidentielle
Les 218.771 militants socialistes étaient jeudi à l'heure du choix entre Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, à l'issue d'une campagne interne inédite pour l'investiture à l'Elysée, qui a suscité beaucoup d'intérêt.

Le 2ème tour sera le 23 novembre pour départager les deux candidats arrivés en tête. L'une des inconnues de ce scrutin réside dans le choix des nouveaux adhérents, soit près du tiers des inscrits. Du coup, les trois états-majors sont restés prudents dans leurs évaluations.

Les premières tendances ne seront probablement pas connues avant minuit. Le scrutin s'ouvre à 16H00 presque partout en France, à midi dans le Pas-de-Calais, 2ème fédération du PS avec plus de 14.000 militants, pour permettre un meilleur déroulement du scrutin. En raison du décalage horaire, les 35 adhérents de Nouvelle-Calédonie peuvent déjà voter, le bureau ayant ouvert à 06H00, heure de Paris. Les sections de Londres, New York, Corée du sud et Taïwan ont également déjà voté.

Les trois prétendants ont mené campagne jusqu'au bout dans une ambiance de plus en plus tendue. Première du genre, cette primaire avec débats télévisés et devant les militants a suscité un grand intérêt au PS et en dehors.

Même à droite, on a reconnu l'intérêt de l'exercice. Jeudi, l'ancien Premier ministre Alain Juppé a ainsi estimé qu'en dépit de "quelques dérapages", "c'est un exemple de démocratie en direct devant les Français qui a plutôt donné une bonne image". Mais le sarkozyste François Fillon n'y a vu que de "la fumisterie, du théâtre".

La plupart des éditorialistes de la presse quotidienne saluaient jeudi la bonne tenue de ces premières primaires organisées par un parti.

La campagne interne a montré des différences de style et de fond: fidélité au projet PS et net positionnement à gauche pour Fabius, "ordre juste" et démocratie participative pour Royal, social-démocratie et ambition de plein emploi pour DSK. Restera ensuite au candidat désigné à recoller les morceaux au PS. Chacun des trois présidentiables a assuré qu'il soutiendrait celui qui incarnera le PS en 2007.



Votons en notre âme et conscience, en ne prenant en compte que nos convictions.
En espérant un deuxième tour pour un débat qui s'annonce très interessant ou nous verrons, une nouvelle fois, je n'en doute pas, un Strauss Kahn des plus brillants.
Le chemin est encore long, n'oublions pas que l'objectif est de gagner la droite en 2007, le candidat le mieux placé et à mon avis, je vous le dit sans surprise mais avec beaucouo de sincérité, Dominique Strauss Kahn.

# Posté le jeudi 16 novembre 2006 06:42

Strauss-Kahn s'en prend à Sarkozy lors de son dernier meeting

Strauss-Kahn s'en prend à Sarkozy lors de son dernier meeting
Dominique Strauss-Kahn n'a pas ménagé ses critiques mercredi soir à Montpellier à l'égard du ministre de l'Intérieur et président de l'UMP Nicolas Sarkozy, affirmant que "le sarkozysme, c'est une idée certaine de soi-même".

"Le gaullisme, c'est une très grande idée pour la France, le sarkozysme, c'est une idée certaine de soi-même", a souligné le candidat à l'investiture du PS pour la présidentielle de 2007, lors de sa dernière réunion publique à la veille du vote des militants socialistes.

"On a vu Sarkozy le thatchérien", lors du conflit sur le contrat premier emploi (CPE), "on a vu Sarkozy le berlusconien, attiré par les parfums du populisme" et maintenant, on voit "un Sarkozy qui ne peut pas revenir dans les habits du gaullisme qui sont un peu grands pour lui, alors il s'est découvert chiraquien", a ironisé M. Strauss-Kahn.

Fustigeant "la même vieille sauce sur la fracture sociale", le député du Val-d'Oise a estimé qu'"on ne peut pas déserter le terrain économique et social" et que "ça réussira à Sarkozy si on le laisse prendre ce terrain".

"Si nous voulons battre Nicolas Sarkozy, ce terrain-là - les réponses à apporter aux questions sociales et économiques, en rénovant notre pensée -c'est nous qui devons l'occuper", a-t-il affirmé.

"Si Sarkozy qui est au pouvoir depuis quatre ans et demi a des solutions, qu'il les mette en oeuvre, aujourd'hui, au moment où la France en a besoin. Nicolas Sarkozy prépare la France d'après, moi je prépare la France d'après Sarkozy", a-t-il lancé, très applaudi.

M. Strauss-Kahn s'exprimait au Conseil général de Montpellier, à l'invitation de son président André Vezinhet (PS), devant 1000 militants ou sympathisants socialistes, après avoir participé à une réunion publique à Narbonne.

# Posté le mercredi 15 novembre 2006 18:41

Décès de la mère de DSK

Décès de la mère de DSK
Décès de la mère de DSK

Le 15/11/2006

A la veille du vote des militants socialistes Dominique Strauss-Kahn vient de perdre sa mère, Jacqueline Strauss-Kahn, décédée mardi à l'âge de 86 ans. En dépit de ce deuil, DSK doit animer comme prévu aujourd'hui des réunions à Narbonne et Montpellier.

Nous sommes tous au regret de cette tragédie à un moment aussi important de la vie de DSK. Je suis personnellement très attristé pour DSK qui et quelqu'un d'extraordinaire. Nous ne voulons jamais le mal de ceux qu'on aime. Toutes mes condoléances à Strauss Kahn et toute sa famille.
Je te soutiendrai de loin ou de près dans tous tes combats.

A mon meilleur camarade.

# Posté le mercredi 15 novembre 2006 11:20

PS: Strauss-Kahn juge la fin de campagne de Ségolène Royal "assez indigne"

PS: Strauss-Kahn juge la fin de campagne de Ségolène Royal "assez indigne"
Dominique Strauss-Kahn s'est défendu mercredi des accusations de machisme lancées à son endroit par Ségolène Royal et l'a épinglée en retour sur les volte-face qu'elle a, selon lui, opérées à plusieurs reprises durant la campagne des primaires au sein du Parti socialiste.Dominique Strauss-Kahn a dénoncé mercredi l'attitude "assez indigne" de sa rivale Ségolène Royal en cette fin de campagne interne, l'accusant de lui "prêter des propos machistes sans la moindre preuve".

"On m'a attribué ces propos machistes. Ils sont détestables C'est un mensonge. Je n'ai jamais dit une chose pareille", a-t-il dit sur Europe I. "Je n'accepte pas que sans la moindre preuve on me prête des propos machistes (qui) m'ont blessé.""Le féminisme est une belle cause. On ne la grandit pas en utilisant des arguments de ce genre", a-t-il déclaré sur Europe 1 en invitant Ségolène Royal à faire "du féminisme par la preuve".

Il a observé à ce propos que "dans l'équipe de Ségolène Royal, il ne voyait pas beaucoup de femmes". "Autour de moi, j'en vois beaucoup", a-t-il dit.

"Je n'accepte pas que sans la moindre preuve on me prête des propos machistes" qui sont "faux", a-t-il plaidé.

Dominique Strauss-Kahn, en lice pour l'investiture socialiste avec Laurent Fabius et Ségolène Royal, a expliqué qu'il avait passé la campagne à "essayer de proposer".
Dominique Strauss-Kahn a contre-attaqué en accusant Ségolène Royal d'avoir passé la campagne à essayer de "corriger ses déclarations".

"Il y a eu cinq semaines de campagne, il y a eu cinq corrections majeures", a-t-il affirmé en citant les thèmes de Mme Royal qui ont fait polémique: carte scolaire, encadrement militaire des primo-délinquants, jurys citoyens, le nucléaire iranien et temps de travail des enseignants.

"Cinq semaines, cinq rectifications. Or, il y a 25 semaines qui nous séparent du premier tour de la présidentielle...", a ajouté l'ancien ministre.

Le député du Val d'Oise, qui "regretterait" une désignation de Mme Royal dès le premier tour, a émis des doutes sur la capacité de la députée des Deux-Sèvres à battre Nicolas Sarkozy en 2007.

"Je crains que l'absence de vision de l'avenir, de chemin dans la mondialisation, de projet économique et social rende difficile la victoire", a-t-il dit.

Il a cependant assuré que "les socialistes soutiendront tous les candidats" que les quelque 218.000 militants vont désigner jeudi ou le 23 novembre en cas de deuxième tour.

# Posté le mercredi 15 novembre 2006 06:46

Modifié le mercredi 15 novembre 2006 06:58

Une vidéo de Ségolène Royal cristallise la fin de campagne du PS

Une vidéo de Ségolène Royal cristallise la fin de campagne du PS
Moins d'une semaine avant le vote des militants socialistes, la bataille pour l'investiture présidentielle s'est cristallisée autour des propos de Ségolène Royal sur les enseignants, réservoir traditionnel de voix du PS.

Dans un extrait d'une réunion de travail, filmé en janvier à Angers et diffusé sur internet au milieu de la semaine, elle suggère - une "révolution", pour reprendre ce mots - que les professeurs passent 35 heures effectives par semaine dans les collèges et lycées.

"J'appelle tout le monde à se calmer et surtout à aborder de façon sereine les problèmes de l'éducation, parce qu'il faut continuer à lutter contre l'échec scolaire", a dit la présidente de Poitou-Charentes, qui a répété qu'elle souhaitait "rester au-dessus de tout cela" sans pour autabnt justifier ces propos.
A noter que cette nouvelle proposition ne rentre pas dans le cadre du parti socialiste.

Samedi, ses trois porte-parole sont revenus à la charge, dénonçant dans un communiqué commun une "méthode inqualifiable" et soulignant l'engagement "sans faille" de l'ancienne ministre déléguée à l'Enseignement scolaire en faveur de l'Education.


Les syndicats d'enseignants se sont déclarés "surpris" des propos de Ségolène Royal tout en appelant à la prudence. "On lui demande toujours de clarifier", a déclaré à Reuters Patrick Gonthier, secrétaire général de l'Unsa-Education.

"Le travail des enseignants ne peut pas être enfermé dans un cadre horaire rigide", a expliqué Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, pour qui il n'est pas "innocent" que cette vidéo soit diffusée à moins d'une semaine du vote.

On estime que les enseignants constituent entre 15 et 20% des militants du PS, appelés à départager Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius jeudi prochain.

Demander aux profs de rester 35 heures dans les collèges "est une double stupidité politique", commente un conseiller de Laurent Fabius.

"C'est ne rien connaître au métier d'enseignants et donner un mauvais signal aux profs", ajoute-t-il.

Le fait que la polémique ait été lancée sur internet suscite les sarcasmes. Partisane d'une campagne "participative", Ségolène Royal dit puiser ses idées sur son site "Désirs d'avenir". "C'est comme un boomerang", s'amuse un Fabiusien.


Dans un entretien au Parisien Dominique Strauss-Kahn, candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007, affirme "qu'on ne réformera l'école qu'avec les enseignants, pas contre eux".

Le député du Val d'Oise réagissait donc à une vidéo qui circule sur internet et dans laquelle sa rivale socialiste Ségolène Royal estime que les enseignants devraient être 35 heures par semaine au collège au lieu de donner des cours de soutien dans le privé.

"Dans notre pays, l'école ne joue plus assez bien le rôle d'ascenseur social. Les enseignants sont les premiers à le déplorer", souligne-t-il dans les colonnes du journal à paraître dimanche.

"L'effort à fournir est considérable. Il demande du travail, des crédits, mais surtout une détermination politique sans faille", estime l'ex-ministre de l'Economie et des Finances, ajoutant :"J'ai cette volonté".

Evoquant les débats télévisés entre les candidats PS et dont Ségolène Royal assure qu'ils étaient destinés à la piéger, Dominique Strauss-Kahn raille une "curieuse conception de la démocratie".

"La confrontation des idées est le meilleur service à rendre à la République", dit-il, estimant que "cette campagne est tout à l'honneur du PS".

Prié de sire s'il croit "sérieusement" à un second tour des primaires au PS, il répond : "oui". "Un deuxième tour, ce serait le gage que le candidat socialiste prendra en compte tous les avis".

"Dire qu'il faut à toute force une élection dès le premier tour, c'est vouloir avoir les mains libres vis-à-vis du PS", ajoute-t-il, se gardant de citer un nom.

Dominique Strauss-Kahn promet, s'il est au deuxième tour "de démontrer sa capacité à rassembler, sans se renier. Je ne veux pas gagner contre quelqu'un, mais pour un renouveau" assure-t-il, tendant "déjà la main à toutes et à tous".

"Je partage avec Ségolène Royal l'envie de bouger la gauche, le nécessaire renouveau de la France, la confiance dans les Français. Je partage avec Laurent Fabius la préoccupation de l'union des gauches et le souci de la puissance publique", dit-il. "Mon deuxième tour rassemblera ces exigences".

Le premier tour est prévu le 16 novembre, et le deuxième le 23.


Ajout : Dominique Strauss-Kahn a jugé "tout à fait regrettable" lundi la diffusion sur internet d'une vidéo de Ségolène Royal sur le temps de travail des enseignants tout en estimant que, sur le fond, les propos de la présidente de Poitou-Charentes n'étaient "pas très sérieux".

"C'est tout à fait regrettable parce que cela n'apporte rien", a déclaré sur France 2 l'ancien ministre de l'Economie interrogé sur la vidéo qui a envenimé la fin de la campagne pour l'investiture présidentielle socialiste à quelques jours du vote des militants.

"Je pense que c'est tout à fait condamnable d'avoir diffusé cette vidéo mais c'est tout aussi condamnable d'accuser sans preuve les uns ou les autres de l'avoir fait", a expliqué l'ancien ministre de l'Economie. "J'ai bien vu qu'on accusait certains de mes amis sans aucune preuve".

"Il ne faut pas que systématiquement quand on fait une erreur dans ses déclarations on essaie de s'en sortir en disant que c'est la faute des autres", a poursuivi Dominique Strauss-Kahn.

Dans un extrait de vidéo diffusé la semaine dernière sur le net, Ségolène Royal suggère - "une révolution" - que les enseignants passent 35 heures dans leurs collèges afin d'assurer du soutien scolaire gratuit plutôt que dans des cours privés payants.

"C'est important de faire du soutien scolaire mais ce n'est pas vrai de dire que les enseignants ne travaillent pas assez. Ils travaillent le même temps, la même durée que la plupart des salariés de notre pays", a fait valoir Dominique Strauss-Kahn.

"Faire croire que dans notre pays que les enseignants ne sont pas des salariés à plein temps honnêtement, ce n'est pas très sérieux", a ajouté le présidentiable socialiste.

Les militants socialistes doivent départager "DSK", Laurent Fabius et Ségolène Royal lors d'un vote dont le premier tour est programmé jeudi. Un deuxième tour éventuel est possible le 23 novembre.

# Posté le samedi 11 novembre 2006 16:08

Modifié le lundi 13 novembre 2006 06:50