PS: fortes réserves de Strauss-Kahn sur "CSG retraite" proposée par Hollande

PS: fortes réserves de Strauss-Kahn sur "CSG retraite" proposée par Hollande
Dominique Strauss-Kahn, chargé d'une mission sur la fiscalité par la candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal, a exprimé dimanche de fortes réserves sur l'idée d'une "CSG retraite" lancée par le premier secrétaire du PS François Hollande, au nom de la "méthode".

"Je veux qu'on remette à plat l'ensemble de la question des retraites, et si à l'arrivée l'ensemble des forces de ce pays, politiques et sociales, arrivent à un consensus sur ce qu'il faut faire et que la conséquence de cela, c'est qu'il faut ce prélèvement, eh bien il le faudra",
a déclaré M. Strauss-Kahn au "Grand jury RTL-Le Figaro-LCI".

Mais "je pense que c'est de mauvaise méthode que de commencer par dire qu'il faut un prélèvement", a-t-il ajouté.

"C'est une méthode trop simple devant des problèmes aussi compliqués que de dire: il y a de la dépense, il n'y a qu'à prélever", a jugé l'ancien ministre de l'Economie.

M. Hollande a proposé en décembre de créer, notamment pour maintenir les petites retraites et celles des métiers pénibles, "une contribution de solidarité, calculée sur l'ensemble de la richesse produite et pas seulement sur le travail", "une sorte de CSG retraite" payée "pour moitié par les salariés et les entreprises".

Interrogé sur les propositions fiscales faites par M. Hollande, qui ont suscité la polémique, M. Strauss-Kahn a estimé que celui-ci ne les a pas faites "comme premier secrétaire", "puisque aucun des points qu'il a proposés n'avait été proposé au Parti socialiste", a-t-il ajouté. "Il dit ce qu'il veut à titre personnel".

L'ex-ministre a indiqué qu'il rendrait bientôt ses conclusions à la candidate, sans toutefois donner de date. "Je n'entends pas traîner trop", s'est-il borné à dire.

# Posté le jeudi 18 janvier 2007 14:19

Chevènement retire sa candidature et rallie Royal

Chevènement retire sa candidature et rallie Royal
Jean-Pierre Chevènement a officiellement retiré sa candidature à la présidentielle dimanche et appelé à voter Ségolène Royal après un accord pour les législatives avec le Parti socialiste, éloignant le spectre d'un nouveau 21 avril pour la gauche.

"C'est en toute conscience que j'avais pris ma décision de me porter candidat, et c'est en toute conscience que j'ai décidé de retirer ma candidature", a affirmé le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) devant la convention nationale de son parti réunie à Paris et qui venait de donner son feu vert à l'accord sur les législatives conclu avec le PS.

Electron libre de la gauche, il a claqué trois fois la porte d'un gouvernement: contre la gestion des entreprises nationalisées en 1983, alors qu'il avait le portefeuille de l'Industrie; contre la guerre du Golfe en 1991 alors qu'il était à la Défense; contre la gestion du dossier corse en 2000, quand il était à l'Intérieur.

Une de ses formules célèbres reste: "Un ministre, ça ferme sa gueule. S'il l'ouvre, il quitte le gouvernement".

Avant le référendum sur Maastricht, en 1992, ce fondateur du Ceres, aile gauche du PS, avait déjà quitté le PS afin de faire campagne pour le non.

"Loin de construire l'Europe des peuples, nous construisons l'Europe sans le peuple", résumait-il.

Il avait alors fondé son propre parti, le Mouvement des Citoyens, devenu le Mouvement républicain et citoyen.

Fidèle à ses convictions, il a été, en 2005, un des infatigables avocats du non au référendum constitutionnel de l'UE. "Pour l'Europe, votez non", avait-il écrit dans un bref livre où il prônait un "euroréalisme".

Sourcils broussailleux, abondante chevelure argentée, ce natif de Belfort à l'élocution soignée passe pour avoir été l'agent majeur de la réconciliation de la gauche avec l'idée de sécurité.

Il avait fait couler des litres d'encre en qualifiant de "sauvageons" de jeunes délinquants. Le terme ne désigne pourtant, avait-il expliqué, qu'un arbre non greffé.

Ses qualités ? "L'intelligence et la morale en politique", commente un de ses proches. Ses défauts ? "Franc-comtois, tête de bois", résume le même, pour illustrer son caractère têtu.

Marié à Nisa, artiste sculpteur, père de deux garçons, Chevènement avait été frappé, fin 1998, par un grave accident d'anesthésie qui l'avait plongé dans le coma. Il en était ressorti sans dommage. "Un miracle républicain", avait-il lancé.

Cet adversaire de la pensée unique, pourfendeur du libéralisme, aime à citer de Gaulle: "La démocratie et la souveraineté nationale sont comme l'avers et le revers d'une même médaille".

Il a toujours rejeté les accusations du PS, qui l'estimait en partie responsable de l'échec de Lionel Jospin en 2002, et a souligné une communauté de valeurs, par exemple sur la sécurité, pour expliquer son ralliement à Mme Royal.


"Le bien commun pour nous est très clair, il s'appelle aujourd'hui le vote pour Ségolène Royal", a insisté l'ancien ministre, pour qui il serait impossible "d'hésiter une seconde": "Le grand capital mondialisé a son candidat, et ce candidat c'est Nicolas Sarkozy, qui nous propose une thérapie de choc libérale".

M. Chevènement a annoncé son désistement après une "résolution claire et sans ambiguïté" de la convention nationale du MRC. Résolution dans laquelle les délégués du parti se sont prononcés à 84% pour un ralliement à la candidate du PS.

Dans le même temps, les délégués du MRC ont validé "un accord politique" avec le PS, qui réserve dix circonscriptions à leur parti pour les législatives, dont l'ancienne circonscription de M. Chevènement dans le Territoire de Belfort, passée au PS en 2002.

Ce "bon accord", selon M. Chevènement, permet au PS d'éloigner encore un peu plus le spectre d'un nouveau 21 avril 2002, quand Lionel Jospin avait été éliminé au premier tour de la présidentielle, alors que le chef du MRC avait récolté 5,3% des suffrages.

Le PS avait déjà conclu en octobre un accord semblable avec le Parti des radicaux de gauche (PRG), dont la candidate, Christiane Taubira, avait obtenu 2,3% en 2002. Le PS a réservé 36 circonscriptions au PRG.

Prenant la parole après M. Chevènement, Ségolène Royal a qualifié ce pacte avec le MRC de "moment très important pour l'histoire de la gauche", marquant "la réconciliation entre la gauche du oui et la gauche du non" (au référendum européen de 2005).

Soulignant "la joie" qui avait été la sienne de travailler avec M. Chevènement dans le gouvernement Jospin, Mme Royal a insisté longuement sur sa proximité intellectuelle avec lui: "Nous étions en phase, nous n'avons jamais cessé de l'être".

Légèrement sifflée pour son "chers amis" d'introduction, quelques militants lui lançant aussitôt un "camarades" sonore, la candidate du PS a par contre vite obtenu des applaudissements en affirmant par exemple que "l'unilatéralisme américain, c'est fini", ou que l'Irak sera "un nouveau Vietnam pour les Etats-Unis".

Mêmes applaudissements quand elle affirme avoir entendu "les demandes désespérées des classes populaires qui ont majoritairement voté non" à la constitution européenne.

# Posté le mercredi 13 décembre 2006 11:08

Ségolène Royal investie dimanche candidate du PS pour l'Elysée

Ségolène Royal investie dimanche candidate du PS pour l'Elysée
Ségolène Royal est officiellement investie dimanche candidate du PS dans la course à l'Elysée en 2007, devenant ainsi la première femme avec une chance réelle d'accéder à la Présidence de la République.

Triomphalement désignée par les militants lors de la primaire du 16 novembre, Mme Royal, 53 ans, donnera ainsi le coup d'envoi de sa campagne devant environ 1.500 responsables socialistes rassemblés à La Mutualité à Paris à partir de 10H00.

C'est François Rebsamen, numéro 2 du parti et grand ordonnateur jusqu'ici de la campagne de la candidate, qui proclamera solennellement les résultats de la primaire interne qui vu la victoire dès le premier tour de Mme Royal avec 60,65% des voix.

La candidate socialiste continue à faire jeu égal, voire dépasser, dans les sondages Nicolas Sarkozy, très probable candidat de l'UMP dans la course à l'Elysée.

Son discours, d'une quarantaine de minutes, constituera le morceau de choix du congrès, qui sera retransmis en direct par plusieurs chaînes de télévision d'information et les chaînes parlementaires.

Elle devrait revenir sur ses thèmes favoris et insister sur les "valeurs" -- travail, "ordre juste", discipline, éducation -- sans épargner la droite.

Son compagnon François Hollande lui succédera à la tribune en tant que premier secrétaire du PS pour une allocution très attendue. Il devrait rappeler, comme il l'a fait dès avant la primaire, que le parti doit avoir une place centrale dans la bataille pour la reconquête du pouvoir.

Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, n'ont pas souhaité intervenir lors du congrès d'investiture, dont Lionel Jospin devrait être absent.

Jusqu'ici, Mme Royal n'a rien demandé ou proposé aux deux hommes. Sa campagne s'annonce en rupture avec celle de Lionel Jospin en 2002. Ce sera "une campagne près des gens, participative et décentralisée", a-t-elle affirmé.

Dans la lignée de son mot d'ordre "n'ayons pas peur des idées neuves!", elle entend donner la priorité au terrain, à l'écoute des électeurs et des élus socialistes, plutôt que d'opérer un rassemblement à partir d'un accord d'état-major avec les chefs de courants.

Elle doit annoncer au début de la semaine prochaine son organigramme de campagne, une étape délicate puisqu'elle fera forcément des déçus.

La candidate compte s'appuyer sur une équipe restreinte et construire sa campagne sur les instances locales du PS, les 600 comités Désirs d'avenir (accueillant des non-adhérents au PS) et les comités de soutien, qui rassemblent adhérents et sympathisants sous la bannière "Pour nous c'est elle, Ségolène Royal 2007".

Dès samedi, la candidate socialiste a reçu l'investiture du Parti radical de gauche (PRG), qui s'est rangé derrière le PS pour la présidentielle et dont une délégation participera au congrès de dimanche.

# Posté le dimanche 26 novembre 2006 09:27

Modifié le dimanche 26 novembre 2006 13:19

DSK sonne la "mobilisation totale contre la droite"

DSK sonne la "mobilisation totale contre la droite"
Après la victoire de Ségolène Royal dans la primaire du Parti socialiste, Dominique Strauss-Kahn s'est dit vendredi "plus que jamais" disponible pour aider le PS à conquérir l'Elysée aux dépens de la droite.

"L'heure est à la mobilisation contre la droite. La mienne est totale", a assuré l'ancien ministre de l'Economie lors d'une brève déclaration à la presse dans les locaux de son QG de campagne, à Paris.

"Plus que jamais, je me sens à la disposition du Parti socialiste, de la gauche et de la France", a-t-il ajouté, lançant un appel indirect à la candidate fraîchement investie.

Les militants socialistes, jeudi, ont élu massivement Ségolène Royal pour les représenter lors de l'élection du printemps prochain. Avec près de 22% des voix, 38 points derrière la présidente de la région Poitou-Charentes, Dominique Strauss-Kahn est arrivé deuxième, devant Laurent Fabius.

Le député du Val-d'Oise a plaidé une fois encore pour la "social-démocratie", le projet politique qu'il a défendu pendant la campagne interne, en évoquant ses partisans.

"Leur engagement est à la fois une reconnaissance et un encouragement à continuer à faire valoir une orientation sociale-démocrate qui n'a jamais été portée dans le Parti socialiste avec autant de force et autant d'honnêteté", a-t-il déclaré.

"Je suis persuadé que ces idées - la priorité sociale, l'engagement européen, la recherche de la confiance, l'internationalisme - ont une audience encore plus grande encore et qu'elles sont nécessaires au succès de la gauche dans l'élection présidentielle", a-t-il ajouté.

"Le combat que j'ai mené, je le poursuivrai à l'avenir avec beaucoup d'autres qui participent du renouvellement du Parti socialiste que, visiblement, les militants appellent de leurs voeux", a promis Dominique Strauss-Kahn.

# Posté le vendredi 17 novembre 2006 10:21

Pas de second tour, victoire de Segolène Royal

Pas de second tour, victoire de Segolène Royal
Ségolène Royal a été désignée jeudi candidate du Parti socialiste pour la présidentielle de 2007, remportant largement dès le premier tour la primaire qui en fait la première femme avec une chance réelle d'accéder à la présidence de la République.

Mme Royal, 53 ans, a obtenu 60,62% des suffrages, hors Antilles et Guyane, a annoncé peu avant 02H00 Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande et seul autorisé à donner des résultats officiels. La victoire au premier tour de la grande favorite était assurée dès avant minuit.

"Je mesure le fait de recevoir cet élan, d'être choisie de cette façon là, c'est quelque chose d'extraordinaire. (...) Je vis intensément ce moment de bonheur", a déclaré Mme Royal dans une première réaction à Melle, son fief des Deux Sèvres, au milieu de partisans réjouis clamant "Ségolène présidente".

"L'heure est au rassemblement" a immédiatement ajouté la candidate désignée, après six semaines d'une primaire inédite en France avec débats télévisés et devant les militants qui ont parfois pris un tour houleux.

Elle doit faire une déclaration vendredi à 11H30 depuis la salle des fêtes de Melle.

Les concurrents de Mme Royal ont obtenu respectivement 20,83% pour Dominique Strauss-Kahn et 18,54% pour Laurent Fabius, la participation atteignant 82,04% des 218.771 militants.

Claude Bartolone, directeur de la campagne de M. Fabius, a appelé les socialistes à "se rassembler pour battre la droite", tandis que Jean-Christophe Cambadélis, proche de DSK, a souhaité "bonne chance" à la candidate tout en insistant sur le soutien de poid qu'est DSK POUR Segolene.

Les partisans de la favorite avaient annoncé sa victoire une heure à peine après la clôture à 22H00 du vote des militants dans les bureaux installés dans les quelque 4.200 sections du PS à travers le pays.

Elle devançait largement ses adversaires dans les principales fédérations, avec 60,83% des voix dans le Pas-de-Calais (2e fédération), ou plus de 73% dans les Bouches-du-Rhône (4e fédération).

Mme Royal faisait figure depuis des mois de grande favorite des sondages pour affronter le candidat probable de la droite, Nicolas Sarkozy, avec lequel elle fait jeu égal, voire qu'elle devance dans les intentions de vote.

François Hollande, compagnon à la ville de Mme Royal, n'a fait aucun commentaire dans la nuit depuis son fief corrézien de Tulle.

Les états-majors étaient restés très prudents avant le scrutin, notamment en raison d'une grande inconnue sur le choix de quelque 70.000 nouveaux adhérents, près du tiers des inscrits. Designée en dépit de plusieurs déclarations iconoclastes en matière d'éducation ou de délinquance, qui l'ont fait taxer de dérive droitière ou de populisme.

Dominique Strauss-Kahn s'est présenté en porte-drapeau d'une vision "réaliste" et "social-démocrate", tandis que Laurent Fabius a défendu jusqu'au bout son ancrage "à gauche".

Le scrutin a été marqué par un scandale de dernière minute après les déclarations de Georges Frêche, patron socialiste de l'Hérault et soutien de Mme Royal, qui a déploré que l'équipe de France de football compte "neuf blacks sur onze" joueurs. Pressée de réagir, Mme Royal a jugé "insupportables" de telles déclarations.



Bien que battus, les strauss-kahniens se montraient satisfaits de la "fantastique percée" de leur poulain.

*****
La révélation, c'est quand même Dominique Strauss-Kahn. Il est la surprise du scrutin.
Si vous mettez bout à bout l'élection de Ségolène Royal et la percée de Dominique Strauss-Kahn, vous pouvez dire que ce soir, une nouvelle époque a commencé au Parti socialiste.
*****

DSK tiendra une conférence de presse vendredi à 15h.

"Dominique Strauss-Kahn fera entendre sa voix tout au long de la campagne pour battre Nicolas Sarkozy, donc pour que Ségolène Royal l'emporte", a assuré M. Cambadélis. "Nous lui souhaitons bon vent, bon courage, bonne campagne".

Désormais, "nous allons nous donner la main",.

# Posté le jeudi 16 novembre 2006 19:22

Modifié le jeudi 16 novembre 2006 21:47