Douze candidats en lice pour la présidentielle 2007

Douze candidats en lice pour la présidentielle 2007
Douze candidats se disputeront les suffrages des Français à l'élection présidentielle de 2007, a annoncé lundi le Conseil constitutionnel, qui a mis fin au dernier suspense en confirmant que l'altermondialiste José Bové, resté incertain jusqu'au bout, était en course.

Jean-Louis Debré, le nouveau président de cette institution, a proclamé la liste officielle des douze, a l'issue d'un intense travail de vérification et validation des parrainages par le Conseil, à son siège du Palais Royal à Paris.

Le Conseil a validé en tout 16.615 parrainages. Il en a donc écarté à peu près 300 puisque il avait reçu quelque 16.900 formulaires.

42.000 formulaires avaient été envoyés aux élus à même de parrainer un postulant (maires, parlementaires...).

M. Debré a précisé que "30 personnes avaient fait l'objet d'au moins un parrainage valide".

Un tirage au sort a été effectué au Conseil constitutionnel, pour déterminer l'ordre des panneaux officiels d'affichage électoral. Le hasard a placé en tête le jeune postier LCR Olivier Besancenot et en dernier le champion UMP Nicolas Sarkozy.


Liste des candidats à la présidentielle

La liste dans l'ordre officiel est: Olivier Besancenot (Ligue Communiste Révolutionnaire), Marie-George Buffet (PCF), Gérard Schivardi ("candidat des maires", soutenu par le Parti des Travailleurs), François Bayrou (UDF), José Bové (altermondialiste), Dominique Voynet (Verts), Philippe de Villiers (Mouvement pour la France), Ségolène Royal (PS), Frédéric Nihous (Chasse, pêche nature et traditions), Jean-Marie Le Pen (Front national), Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière), Nicolas Sarkozy (UMP).

Cette publication lance une nouvelle phase de la campagne électorale, marquée par l'égalité de temps de parole entre candidats.

Jusqu'au bout, José Bové était resté incertain: son entourage avait fait savoir ce week-end qu'il était parvenu à 504 signatures. Mais restait à les valider. Il a donc en fin de compte franchi la barre des 500 parrainages. "Désormais, la vraie bataille commence" et "l'enjeu est une insurrection électorale contre le libéralisme économique", a-t-il commenté.

Les candidats seront nettement moins nombreux qu'en 2002, où ils étaient 16, un record.

Quatre femmes se présentent, proportion jamais encore atteinte, et pour la première fois l'une d'elles, la socialiste Ségolène Royal, présentée par un parti majeur, a des chances de l'emporter.

Après le feu vert donné à José Bové, pas moins de 5 candidats se réclament de la gauche radicale, une véritable exception française.

La collecte des parrainages requis a été particulièrement compliquée pour les "petits" candidats.

Pour François Bayrou, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, Marie-George Buffet, appuyés par des partis disposant de nombreux élus, la recherche n'était qu'une formalité.

Mais les difficultés des autres postulants, notamment de Jean-Marie Le Pen, alors même que le leader frontiste avait été l'invité surprise du second tour en 2002, ont déclenché une réflexion sur une réforme du système.

Le débat, récurrent, avait déjà alimenté un feuilleton en 2002 autour de la candidature du président du FN et la prochaine majorité ne pourra peut-être pas faire l'économie d'une réforme.

La publication de la liste officielle, mardi au Journal Officiel, ouvrira une phase nouvelle, qualifiée d'"intermédiaire" par le Conseil supérieur de l'audiovisuel. Elle durera jusqu'à l'ouverture de la campagne officielle le 9 avril.

Chaque participant devra bénéficier d'un temps de parole égal sur les radios et télévisions publiques et privées.

# Posté le lundi 19 mars 2007 14:19

Modifié le lundi 19 mars 2007 23:35

Ségolène Royal en meeting dans les Ardennes avec Strauss-Kahn

Ségolène Royal en meeting dans les Ardennes avec Strauss-Kahn
Ségolène Royal s'est attachée vendredi à nouer "un lien direct avec les Français", en l'occurrence des salariés du nord-est de la France menacés dans leur emploi, pour la dernière phase de la campagne présidentielle où elle entend reprendre "toute sa liberté" à l'égard du PS.

En déplacement dans la Marne, puis les Ardennes avec Dominique Strauss-Kahn, la candidate a défendu toute la journée les emplois et les services publics, laissant délibérément peu de place à son ex-rival de la primaire socialiste, qui l'accompagnait pour la première fois depuis le début de la campagne.

"C'est la dernière ligne droite de la campagne. Donc, ma responsabilité est maintenant de nouer un lien direct avec les Français, avec une totale liberté d'expression, d'action", a confié aux journalistes Mme Royal.

La veille, dans l'émission "A vous de juger" sur France 2, elle avait estimé qu'il était "un peu vrai" d'affirmer qu'elle était en partie "coincée" par le PS, alors qu'elle s'était largement affranchie des idées de son camp lors de la pré-campagne. La candidate a appliqué ce précepte dès la première étape, à Saint-Brice Courcelles, à la périphérie de Reims, en prenant un bain de foule sur la place ensoleillée où s'était massé un millier de personnes.

Dans "ce territoire durement frappé par les délocalisations", Mme Royal a estimé que l'économie française devait "se protéger", défendant son projet de "sécurité sociale professionnelle". Puis, incognito ou presque, elle a répondu, de manière impromptue, à l'invitation de syndicalistes en allant, dans leur usine, à la rencontre des salariés de Chausson Outillage, en redressement judiciaire, dont les 197 salariés sont menacés d'un plan social.

Les journalistes étaient déjà partis pour l'étape suivante de son déplacement. "Cela ne vous a pas échappé que j'ai repris ma liberté ? Je passe aux travaux pratiques", s'est amusée Ségolène Royal.

Dans le bassin d'emploi de Revin, au nord de Charleville-Mézières, durement frappé par des milliers et des milliers de suppressions d'emplois depuis trente ans, la candidate PS s'est ensuite rendue devant l'usine Porcher, qui fabrique des sanitaires et baignoires en fonte. La direction de cette filiale du groupe American Ideal Standard vient d'annoncer sa volonté de céder la fonderie (59 salariés).

M. Strauss-Kahn, un peu crispé, l'attendait, mais c'est la candidate, presqu'exclusivement, qui s'est exprimée. DSK a tout de même glissé qu'il allait "apporter tout son soutien à la campagne" de sa camarade de parti. Sa présence "était prévue de longue date (...) c'est un appui très important que l'ensemble des responsables du PS se mobilisent", a commenté Mme Royal, sans insister. Un dialogue s'est installé entre la candidate, DSK à son côté, et des représentants syndicaux. "Ca suffit. Il faut faire quelque chose pour nous", lui a lancé une femme. "Vous pouvez compter sur moi", a-t-elle répondu.

Tout au long de la journée, y compris lors d'un meeting à Charleville-Mézières devant plus de 2.000 personnes, Ségolène Royal a répété que "les entreprises qui ont fait des bénéfices et qui suppriment des emplois ou délocalisent devront rendre des comptes". Elle a dénoncé les "gaspillages" des aides aux entreprises "accordées sans aucune contrepartie", et fustigé les entreprises où "les actionnaires sont plus rémunérés que les salariés".

Mme Royal a exhorté l'Union européenne à se doter "d'une politique industrielle, pour que l'Europe se protège des délocalisations".

# Posté le lundi 19 mars 2007 14:15

DSK invité de VIVEMENT DIMANCHE

Cette semaine, DSK est l'invité de Michel Druker avec Mme Anne Sinclair.

Dans l'attente de cette belle interview, bonne semaine

# Posté le dimanche 11 février 2007 12:28

DSK propose à Royal des mesures pour "l'égalité devant l'impôt"

DSK propose à Royal des mesures pour "l'égalité devant l'impôt"
La proposition du PS de créer une "contribution citoyenne" pour les Français installés à l'étranger et ne payant pas d'impôts en France ne touchera qu'autour de 50.000 expatriés et servira notamment à financer les lycées français à l'étranger, a expliqué Dominique Strauss-Kahn.

Dans un rapport remis vendredi à la candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal, l'ancien ministre de l'Economie de Lionel Jospin, le député Didier Migaud et le sénateur François Marc, proposent de créer cette contribution, après la polémique suscitée par l'exil fiscal de Johnny Halliday.

La priorité étant selon eux de "réduire la dette publique", le texte propose sur la durée du quinquennat "une stabilisation du taux des prélèvements obligatoires", une éventuelle réduction ne pouvant être envisagée qu'en fonction notamment de "la vigueur" de la croissance.

Le rapport ne reprend pas la proposition du premier secrétaire François Hollande d'annuler les baisses d'impôts (opérées par la droite) pour les contribuables dont la part fiscale est de 4.000 euros nets mensuels.

Il estime seulement qu'il faut "revenir sur les largesses inconsidérées prévues pour 2007 au profit des contribuables les plus aisés" et préconise en particulier la "suppression du bouclier fiscal" plafonnant la pression fiscale à 60% du revenu.

"Seuls (les contribuables) dont le niveau de revenu dépasse 15 fois le SMIC ont bénéficié d'allègements massifs" et une "infime minorité des ménages" a profité depuis 2002 d'une baisse de ses impôts directs (sur le revenu et CSG), argumentent les parlementaires.

Les rapporteurs proposent à la candidate de rejeter toute "mise en cause de l'ISF" et toute réforme qui conduirait à "une diminuion de son produit". Ils s'opposent aussi à l'allégement des droits de succession et proposent de "réduire le nombre des niches fiscales et d'en plafonner le montant".

Quant à la fiscalité locale, il faut la rendre "plus juste" avec une "suppression progressive de la taxe d'habitation", à remplacer par une imposition tenant compte du revenu des ménages.

Pour ce qui est de la fiscalité écologique, le texte propose de baisser la TVA pour favoriser des produits respectueux des normes environnementales. Il préconise aussi la création d'"une taxe sur les émissions de carbone au niveau européen".

Encourager l'emploi et l'investissement, proposent les rapporteurs, passe par une modulation du taux de l'impôt sur les sociétés, selon un système qui tiendrait compte notamment des "bénéfices réinvestis, du pourcentage d'emplois en CDI..


Une mesure de portée symbolique est proposée, alors que l'affaire Jonnny Holliday a défrayé la chronique: la création d'une "contribution citoyenne", payée par les Français établis à l'étranger, en fonction de leurs capacités financières.

"Il faudra mettre la barre suffisamment haut pour être sûr de ne toucher que les gens ayant de très haut revenus, dont la plupart ont décidé de partir à l'étranger pour des raisons d'optimisation fiscale", a déclaré à l'AFP M. Strauss-Kahn, citant le chiffre d'un revenu annuel de 200.000 euros, soit "grosso-modo 15 Smic".

"Mais le Parlement pourra très bien décider que c'est plus ou que c'est moins", a-t-il précisé.

"Il n'y a pas de statistiques aujourd'hui", mais cela devrait concerner "entre 5% et 10% de l'ensemble des expatriés", soit autour de 50.000 personnes, selon DSK.

Ne seront pas concernés, selon lui, les fonctionnaires installés à l'étranger, car ils paient leurs impôts en France, les salariés d'entreprises françaises dont "beaucoup ont une part (fiscale) française et une étrangère" ainsi que ceux "qui paient intégralement à l'étranger et qui ont des revenus moyens, voire bons mais pas exceptionnels".

"Une partie de l'argent ainsi collecté sera versé au développement des lycées français à l'étranger pour servir ceux qui s'expatrient pour aller travailler normalement", explique DSK.

"Quand on a bénéficié du système français, notamment en matière de formation, qui est quand même l'un des rares systèmes totalement gratuit au monde, on doit quelque chose à son pays", estime-t-il.

"Ce genre de mesures existent pour les Américains hors des Etats-Unis et pour les Suisses hors de Suisse, pays qui ne sont quand même pas considérés comme des coupe-gorge fiscaux. Dans ces pays-là, le fait d'avoir la nationalité, c'est pas rien", poursuit-il.

# Posté le dimanche 11 février 2007 12:26

Dominique Strauss-Kahn garde sa liberté de parole

Dominique Strauss-Kahn garde sa liberté de parole
Invité le 14 Janvier au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, l'ancien ministre de l'Économie a exclu une hausse des prélèvements obligatoires en cas de victoire de la gauche à la présidentielle.


MÊME PROMU chargé de mission de la candidate, Dominique Strauss-Kahn garde sa liberté de parole. Invité hier du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, le candidat malheureux à l'investiture socialiste n'a pas caché ses différends avec Ségolène Royal. Notamment en politique étrangère. DSK, par exemple, n'aurait pas vanté la rapidité de la justice chinoise. « Il y a des choses que nous pouvons apprendre de la Chine, mais pas forcément sur la façon dont doit fonctionner la justice », et avec les Chinois, il faut « agir avec de longues baguettes ». Il n'aurait pas, non plus, justifié, comme Royal à Jérusalem, la construction du mur séparant Israël des Territoires palestiniens. « Je n'aurais pas dit les choses comme cela » car « je ne crois pas que ce soit une bonne solution », a-t-il déclaré. « En Europe, nous avons l'expérience des murs et nous nous sommes félicités qu'ils soient tombés. » Il n'est pas d'accord non plus pour charger la Banque centrale européenne : « Le problème c'est qu'il n'y a pas de politique économique de l'Union ».


« Changer de ligne »


DSK soutient Royal « parce que c'est [sa] famille » et, semble-t-il, presque par défaut : « Je la soutiens parce que Nicolas Sarkozy est une mauvaise solution », et qu'« il y a du Berlusconi dans cet homme ! ». « Candidat à rien », il ne « renie rien » des critiques qu'il a adressées à Royal pendant la campagne interne au PS, notamment lorsqu'il l'a accusée de « changer de ligne », et la prévient qu'il ne faudrait pas que ça continue car « ce serait dommageable ».


Invité à trancher le différend qui oppose François Hollande à la candidate sur les impôts, l'ancien ministre des Finances a choisi Royal : « En aucun cas nous ne devons augmenter les prélèvements obligatoires », a-t-il dit. Chargé par Royal d'une mission sur les questions de dépense publique et de fiscalité, DSK estime qu'il faut revenir sur « une partie » seulement des baisses d'impôts consenties par les gouvernements depuis 2002 et prône une baisse de la taxe d'habitation. Quant à la remise en question des régimes spéciaux de retraite, elle ne peut se faire, dit-il, que « dans une discussion d'ensemble ».

# Posté le samedi 20 janvier 2007 14:55