Strauss-Kahn, candidat à la présidence du FMI

Strauss-Kahn, candidat à la présidence du FMI
Briguant la direction générale du Fonds monétaire international, l'ancien ministre des finances multiplie les rencontres avec les dirigeants des pays émergents. Soixante mille kilomètres en un mois. Dominique Strauss-Kahn parcourt le monde pour convaincre les pays émergents du bien-fondé de sa candidature à la tête du Fonds monétaire international (FMI). Cette institution internationale chargée de fournir des crédits aux pays en difficultés financières s'est fixée jusqu'au 31 août pour recueillir les candidatures à la succession de l'Espagnol Rodrigo Rato qui quittera ses fonctions fin octobre, avant le terme de son mandat - prévu en 2009 -, pour des raisons personnelles.



Dominique Strauss-Kahn, candidat de l'Union européenne à la direction générale du Fonds monétaire international (FMI), est attendu le 9 août à Moscou, dans le cadre de sa campagne internationale pour obtenir ce poste, a annoncé un responsable russe vendredi.

"La rencontre, au cours de laquelle le ministre russe des Finances Alexeï Koudrine fera connaissance avec le candidat à la présidence du FMI, est prévue le 9 août", a annoncé un responsable du ministère àl'agence Ria-Novosti.

Aucune confirmation officielle n'a pu être obtenue au ministère.

"Cette rencontre n'est qu'un des moments censés (...) nous permettre d'élaborer notre position", a ajouté le responsable cité par Ria-Novosti.

L'ancien ministre socialiste français des Finances, soutenu par le président français Nicolas Sarkozy, a débuté une tournée mondiale pour exposer son projet. Il a été notamment reçu fin juillet àWashington.



NB: Neuf personnalités ont dirigé le FMI depuis 1946. L'usage veut qu'il s'agisse d'un Européen, la présidence de la Banque mondiale revenant à un Américain.

CAMILLE GUTT (1946-1951, Belgique)

IVAR ROOTH (1951-1956, Suède)

PER JACOBSSON (1956-1963, Suède)

PIERRE-PAUL SCHWEITZER (1963-1973, France)

H. JOHANNES WITTEVEEN (1973-1978, Pays-Bas)

JACQUES DE LAROSIÈRE (1978-1987, France)

MICHEL CAMDESSUS (1987-2000, France)

HORST KÖHLER (2000-2004, Allemagne)

RODRIGO DE RATO Y FIGERADO (2004-2007, Espagne)

# Posté le mercredi 15 août 2007 19:12

Strauss-Kahn prévoit de quitter prochainement le Bureau National du PS

Strauss-Kahn prévoit de quitter prochainement le Bureau National du PS
Dominique Strauss-Kahn a indiqué mardi, devant quelques journalistes, qu'il prévoyait prochainement de quitter le bureau national du parti, organe de direction, pour laisser la place à "de jeunes responsables".

Ces déclarations, tenues en petit comité à l'issue de son intervention sur RTL et publiées sur le blog de l'interviewer Jean-Michel Apathie, ont été confirmées à l'AFP dans l'entourage du député du Val d'Oise.

Selon M. Apathie, M. Strauss-Kahn soulignait alors la nécessité de renouveler au PS les idées, les pratiques et les dirigeants.

"D'ailleurs, a ajouté M. Strauss-Kahn selon le journaliste, je vais donner l'exemple (...), je vais démissionner prochainement du bureau national du PS". Il précise, selon la même source, que cela "ne l'amuse plus" de "passer deux heures pour savoir où on va mettre la virgule sur un communiqué que personne ne lira".

"Il vaut mieux laisser la place à des jeunes responsables qui pourront ainsi acquérir une expérience politique et se préparer à représenter le PS de demain", ajoute-t-il, toujours selon la même source.

D'après Jean-Michel Apathie, M. Strauss-Kahn aurait indiqué que ce départ interviendrait "à la rentrée". Précision sur laquelle son entourage met un bémol en assurant qu'aucune date n'a été fixée et que ce sera "quand la question se posera, peut-être à la rentrée"- ou plus tard.

Par ailleurs, le député PS a indiqué mardi que les relations du couple Hollande-Royal, qui vient d'annoncer sa séparation, avaient "bien sûr" perturbé la campagne présidentielle.

Ségolène Royal annonce dans un livre paraissant mercredi qu'elle et son compagnon François Hollande se sont séparés, mettant fin à de nombreuses spéculations sur ce couple star et totalement inédit de la vie politique française, dont les intérêts semblaient diverger de plus en plus.

Dans un communiqué diffusé dimanche dans la soirée François Hollande a confirmé cette séparation.

"C'est un secret de polichinelle (...) Les relations personnelles interfèrent toujours avec la vie politique. Plus elles sont personnelles, plus elles interfèrent", a-t-il ajouté sur RTL.

M. Strauss-Kahn a reconnu qu'"il y a des tensions de personnes au sein du PS". "Tout ce qui peut permettre de rendre les choses plus normales, plus politiques, est bienvenu", a-t-il ajouté.

Pour autant, la situation du couple Hollande-Royal n'explique pas "la défaite" qui a "des causes profondes", selon M. Strauss-Kahn.

Selon l'ancien ministre, les socialistes "ne disent pas aux Français ce qu'ils veulent entendre, c'est-à-dire que nous n'apportons pas de réponses aux problèmes qui sont les leurs". Il a déploré que les réponses proposées par le PS soient "datées d'au moins dix ans ou vingt ans".

Interrogé sur les projets de rénovation du PS, Dominique Strauss-Kahn a indiqué que "tous les calendriers peuvent convenir" à condition que ce ne soit pas "une mascarade" ou "un simple coup de peinture".

Il a ajouté que François Hollande, actuel premier secrétaire du PS, n'était peut-être pas "le mieux placé pour conduire l'opération de refondation".

# Posté le samedi 30 juin 2007 09:47

Strauss-Kahn: "le Parti socialiste tire à hue et à dia"

Strauss-Kahn: "le Parti socialiste tire à hue et à dia"
Dominique Strauss-Kahn a déploré mardi sur Europe 1 que le "Parti socialiste tire à hue et à dia" en jugeant nécessaire de "refonder" le parti.

Comme on lui demandait si Ségolène Royal engageait le PS en téléphonant la veille au président du MoDem, François Bayrou, l'ancien ministre socialiste a répondu: "elle engageait elle-même, mais il faut cesser les mascarades".

"Aujourd'hui, a-t-il poursuivi, le Parti socialiste tire à hue et à dia, et donc personne n'engage véritablement le Parti socialiste plus qu'un autre".

"Les décisions ne sont malheureusement plus collectives, c'est pour cela qu'il faut refonder le Parti socialiste, recréer l'unité", a ajouté M. Strauss-Kahn.

Invité à dire si Mme Royal était le véritable patron du PS, M. Strauss-Kahn a répliqué que la question n'était "pas gentille pour François Hollande" et souligné que le PS avait "besoin de tourner les pages".

Pour lui, "si les socialistes veulent reconquérir une audience dans le pays, il faut être capable de s'adapter à un monde qui a changé". "Le pire, a-t-il dit, serait qu'on s'endorme dans un petit réduit. Il faut être capable de débattre entre nous".

M. Strauss-Kahn a expliqué qu'il fallait "commencer par les idées et ensuite les hommes". S'agissant des hommes, il a jugé qu'il "fallait faire monter" la génération "des 30-35 ans" qui sera "capable de s'opposer aux équipes de Nicolas Sarkozy dans cinq ans".

Concernant les idées, il a estimé que le PS devait "trancher les questions". "Le problème, c'est qu'on se contente de dire que le monde ne nous plaît pas comme ça mais qu'on ne dit pas comment nous voudrions que le monde soit", a-t-il dit.

Il a cité le dossier des retraites, reprochant au PS de ne pas avoir "proposé sa propre réforme des retraites".

Dans une critique voilée du numéro un du PS, il a dénoncé la recherche "d'équilibres instables". "Il faut ne pas avoir peur parfois de faire apparaître une majorité et une minorité au sein du Parti socialiste et avancer", a-t-il recommandé.

François Hollande s'est vu souvent reprocher de rechercher le consensus à tout prix pour ne pas avoir à trancher.
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Dominique Strauss-Kahn a indiqué mardi qu'il n'était "pas favorable à une alliance de parti" avec les centristes de François Bayrou, proposant plutôt "des débats" permettant "d'avancer sur des positions communes" et d'avoir pour des "élections futures des plates-formes communes".

"Je ne suis pas favorable à un mariage, une alliance de partis" avec François Bayrou, a déclaré l'ancien ministre socialiste des Finances sur Europe 1 en prônant plutôt de "réfléchir à des débats qui permettent d'avancer sur des positions communes et lors d'élections futures d'avoir des plates-formes communes".

"Il faut être ouvert à tout", a-t-il dit, en soulignant qu'il s'agissait "d'attirer les électeurs vers la gauche".

Comme le leader du MoDem avait fait part de son estime pour lui, M. Strauss-Kahn a expliqué qu'il considérait "que l'on peut avoir des positions sur de nombreux points qui sont divergentes et avoir néanmoins de l'estime réciproque". "La politique, ce n'est pas un combat de chats qui s'envoient des injures à la figure. Je trouve respectable la façon qu'a François Bayrou de s'exprimer", a-t-il ajouté en faisant part de son "estime" pour le leader centriste.
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Dominique Strauss-Kahn a estimé jeudi que le "sens profond" des "lois scélérates" que prépare Nicolas Sarkozy, c'est que "ceux qui travaillent dur et qui gagnent peu vont faire un chèque à ceux qui gagnent le plus", lors d'une réunion publique à Sarcelles.

"La rupture ça va être la cassure, la création de deux France avec ceux qui profitent des mesures annoncées par le gouvernement et ceux qui ne peuvent pas en profiter et pour qui ça va aller de plus en plus mal", a déclaré le dirigeant socialiste, candidat à sa propre succession dans la 8ème circonscription du Val-d'Oise.

Revenant sur les différentes mesures annoncées ces derniers jours par le gouvernement, M. Strauss-Kahn s'en est d'abord pris à la franchise sur le remboursement des frais de santé qui va aboutir, selon lui, à la mise en place d'une sécurité sociale "à deux vitesses, où ceux qui peuvent sont soignés et ceux qui ne peuvent pas payer sont moins bien soignés".

Selon lui, c'est le tiers des Français les plus riches qui vont bénéficier de la mesure sur la réduction des droits de succession.

Devant quelque 200 sympathisants, le leader socialiste a également estimé que la mesure sur les emprunts immobiliers n'allait pas aider les Français à devenir propriétaires puisque la plupart de ceux qui vont en profiter sont déjà propriétaires.

Cette mesure aura pour conséquence "de transférer de l'argent de ceux qui ne sont pas propriétaires vers ceux qui sont propriétaires", a-t-il affirmé.

Sur la défiscalisation des heures supplémentaires, qui "va coûter très cher, 6 milliards d'euros", le candidat socialiste a estimé que "dans la réalité, le salarié ne peut pas choisir de travailler plus" et que les chômeurs auront de "plus en plus de mal à trouver un emploi."

Rappelant que le PS a perdu trois fois de suite l'élection présidentielle, l'ancien challenger de Ségolène Royal a martelé: "il faut que ce parti change". "On a besoin d'inventer ce que c'est que d'être de gauche au XXIème siècle" pour espérer l'emporter dans cinq ans, a-t-il ajouté.

"Pourquoi la gauche, au premier tour de l'élection présidentielle, a eu le score le plus faible de la Vème République?", s'est-il demandé. Parce que les Français ont eu l'impression qu'on leur racontait "la même chose qu'il y a cinq ans", a-t-il dit.

Estimant que Nicolas Sarkozy avait eu "l'air d'avoir un discours cohérent et la volonté d'avancer" lors de la campagne, il a précisé: "j'en connais dans cette salle qui ont voté Sarkozy pour des raisons que je ne peux pas approuver mais que je peux comprendre".

# Posté le vendredi 15 juin 2007 13:41

Strauss-Kahn: selon l'issue des législatives, Sarkozy pourra ou non "tout faire"

Strauss-Kahn: selon l'issue des législatives, Sarkozy pourra ou non "tout faire"
Le socialiste Dominique Strauss-Kahn a estimé vendredi que le deuxième tour des législatives serait "un test" pour Nicolas Sarkozy, qui, selon les résultats du 17 juin, "saura s'il peut tout faire" ou s'il doit "faire attention".

L'ancien ministre de l'Economie, en ballottage à Sarcelles (Val-d'Oise), a expliqué sur France Info qu'avec les annonces gouvernementales sur la TVA sociale, l'absence de coup de pouce au Smic, les mesures fiscales, "Nicolas Sarkozy teste les Français et essaie de voir si tout peut passer".

"Le test va se faire sur le deuxième tour des législatives: ou bien la gauche fait un mauvais score et il s'apercevra qu'il peut tout faire, que tout est possible. Ou bien la gauche fait un relativement bon score, et Nicolas Sarkozy est obligé de tenir compte de l'opinion", a-t-il dit.

Un "relativement bon score", c'est, pour l'ex-ministre, à partir de "120 députés".

Pour M. Strauss-Kahn, "les Français ont entre les mains les éléments du test". "Si malgré les annonces très dures qui ont été faites, les Français ne se mobilisent pas (...) alors Nicolas Sarkozy saura vraiment qu'il a les mains libres et qu'il peut faire ce qu'il veut", a-t-il insisté.

Il a réaffirmé que la TVA sociale mise à l'étude par le gouvernement est en fait "une TVA patronale". "Cela va amputer le pouvoir d'achat" et "ne va pas rendre notre économie plus compétitive".

# Posté le vendredi 15 juin 2007 13:26